Femme et développement : la solution avec le PNDES

L’un des défis du Plan national de développement économique et social (PNDES) est aussi la promotion de la femme dans tous les secteurs d’activités au Burkina. Des politiques de santé, d’éducation et d’entreprenariat…sont inscrites en priorité dans ce référentiel de développement pour sortir l’autre moitié du ciel de l’obscurantisme et de la pauvreté. 

Les femmes ont été toujours moins représentées dans les postes de responsabilités. Des raisons comme les pesanteurs socioculturelles, le manque de confiance en soi, le manque d’éducation sont avancées pour justifier l’absence de la femme sur des scènes de débats et de prise de décision. Au Burkina, on enregistre 52% de femmes. Une ressource humaine très considérable pour l’atteinte des objectifs de développement.

D’où la prise en compte de cette frange de la population dans le PNDES. ‘’ Il faut que les femmes occupent des responsabilités à tous les niveaux qu’ils soient politiques, économiques,  sociaux, culturels, etc.’’ recommande le secrétaire permanent du plan qui vise à asseoir une éducation de qualité pour tous, la santé pour les femmes, le renforcement du capital humain de la femme, l’amélioration et leur connaissance en matière technique et professionnelle. Cela, parce que depuis très longtemps, les femmes sont moins représentées dans les postes électifs et nominatifs. Au niveau de l’Assemblée nationale par exemple, en 2012, l’on notait 303 hommes députés contre 24 femmes. La réalité est restée telle même sous la transition avec 79 hommes contre 11 femmes.  Le nombre semble décroitre.

Les résultats des élections législatives de décembre 2015 donnent 115 hommes contre 14 femmes. Une véritable inégalité qui trouve toutefois son fondement dans les pesanteurs socioculturelles. Peu sont des femmes qui oseront s’engager en politique même pleines de potentie et d’intelligence à même de changer le monde. ‘’ J’ai perdu mon foyer à cause de la politique. Mais j’ai foncé pour porter haut les couleurs de mon parti. Mais j’en peux plus. Je suis très épuisée. J’attends juste quelques jours pour annoncer mon retrait de la politique afin de revivre ma vie’’ confiait une jeune dame très engagée en politique.

L’air déçue, elle confie que le milieu politique, par exemple, reste et restera  ‘’ la chose’’ des hommes parce que la femme, quelles que soient ses compétences subira toujours les frais de son engagemesnt.

Outre le domaine politique, nombreuses sont des femmes qui s’activent énormément dans l’économie, le social, le culturel. Malheureusement, informe un agent du PNDES, les décisions relatives à l’épanouissement de la femme sont très souvent prises par les hommes qui confie qu’en 2015, la décision de l’accès aux soins de santé de la femme a été prise par les hommes. Au Burkina, sur les 52%, seulement 8% décident de leurs propres soins de santé. Même si le tableau semble peu reluisant, force est de constater que beaucoup de femmes, tant bien que mal, se sont engagées pour l’édification de la nation. Sont de ces femmes, Rosine Sory/Coulibaly ministre du l’économie et du développement, Mamata Tiendrebeogo, députée, à l’Assemblée nationale, etc.

Toutefois, foi des initiateurs du PNDES, pour la réussite du plan, il faudra une forte participation de la femme à tous les niveaux avec notamment 50% de femme propriétaires d’entreprises d’ici à l’horizon 2020. ‘’ En tout cas, les femmes sont beaucoup attendues dans la mise en œuvre du PNDES’’ rappelle M. Alassane Ouédraogo du PNDES.

Bassératou KINDO

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