Boulevard des Tansoba : « Japon, je te cherche ! »

Le Boulevard des Tansoaba, ou encore la Rocade sud-est de la Circulaire à Ouagadougou, recommence à être sérieusement dégradé. Les regards de ses lampadaires sont désormais tournés vers le Japon.

Le 30 décembre 2016, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba annonçait que les plaies du Boulevard des Tansoba étaient refermées. En effet, les nids de poule et la latérite rouge qui avaient par endroits remplacé le bitume vieux d’une trentaine d’années, avaient disparu pour faire la place à une surface quasi lisse et brillante après les bonnes œuvres de la société burkinabè de construction COGEB International pour la bagatelle de plus d’un milliard de F CFA.

Le travail qu’avait abattu la société était une sorte de calmant que le ministère des infrastructures, et partant le gouvernement, dans le cadre de l’axe « développement des infrastructures » du Plan national de développement économique et social (PNDES), le référentiel du développement du mandat du Président Roch Marc Christian Kaboré, avait mis en branle en attendant une thérapie plus aboutie.

Très vite, en effet, le Japon, à travers un « don non remboursable »,  devrait prendre le relais pour complètement décaper la double-voie de plus de 6 km et y installer une route en bonne et due forme, après un labeur de 30 mois, qui devrait faciliter le trafic intense des gros camions qui rallient le Burkina aux pays côtiers.

Le Japon attendu. Le gouvernement aussi

Mais un an et 8 mois après (ce billet est écrit le 20 août 2018), pas de trace nippone sur le « chantier ». A part ce mois de mai 2017 où une mission y a fait un tour, avec la promesse que le projet se mettra « bientôt » en marche.

Mais pour le moment et en ce mois d’août 2018, le boulevard des Tansoba attend toujours la venue des premières machines de la société japonaise chargée de lui refaire une beauté. Et cela urge. Les nids de poule ont repris leur droit de cité sur l’asphalte. Les intersections en sont pleines. Un riverain rencontré à l’un des carrefours affirme que des accidents sont parfois notés, en plus des causes réelles d’amortissement qu’ils représentent pour les engins des usagers nationaux et internationaux.

En attendant, de bonnes volontés se déploient. C’est le cas de l’Association fondation One Village. Elle régule la circulation aux intersections sur le Boulevard. Selon son président, Ousmane Sawadogo, ils ont également pour ambition de boucher les trous avec de la terre. Mais les moyens financiers font défaut. « Si quelqu’un peut venir déposer la terre, nous nous occuperons du  reste », a-t-il lancé en appel.

Abdou ZOURE

 

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