Un abri pour un infirmier

Les fonctionnaires du Burkina travaillent souvent dans de difficiles conditions, surtout dans les zones rurales. Le cas que vit un ami m’a bouleversé.

Je ne citerai pas son nom. Il m’a contacté et a souhaité l’anonymat pour s’éviter de probables désagréments. C’est un agent de santé. Il opère dans l’une des régions du Burkina Faso. Il m’a expliqué, image à l’appui, les conditions dans lesquelles il exerce.

Dans ce village où on l’a affecté, les bâtiments du centre de santé semblent convenables, vus du dehors. Mais à l’intérieur, c’est autre chose. La salle d’hospitalisation  est décoiffée, pendant que dans la salle d’attente des patients, des termites ont bâti leur maison.

La situation n’est guère meilleure dans ce qui lui sert d’habitacle. Murs fendillés, toit en piteux état. Lorsqu’il pleut, le vacarme provoqué par les tôles distendues s’ajoute aux gouttes d’eau qui pénètrent dans la pièce. « C’est pour ça qu’on me coupe près de 40 000 F CFA par mois », soupire-t-il.

N’empêche, il ne baisse pas les bras et continue de mener l’œuvre pour laquelle il a prêté serment. Pour lui, seule la santé des habitants de la zone dont il a la charge importe.

Vivement donc que l’engagement de normalisation des CSPS soit tenu par le Chef de l’Etat et prenne en compte le lieu de travail de mon ami.

Abdou ZOURE

Légende photo : Le toit où opère l’agent de santé

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