Le CEG du salut à ZAMSE

Les enfants de ZAMSE n’iront plus à SALOGO pour le collège. Finies les inquiétudes des parents pour les conditions de vie de leurs enfants en ville. Faire l’école loin des parents peut être un facteur d’échec.

ZAMSE, village situé à 60 km de la commune de ZORGHO et à 160 km de Ouagadougou, a aujourd’hui son CEG. Comme tous les autres villages du Burkina qui n’ont pas de CEG, la rentrée des classes est la période de l’exode rurale. Le village se vide de tous les enfants ayant obtenu le Certificat d’Etude Primaire pour rejoindre les villes ou les villages qui disposent d’un établissement secondaire.

D’après le Wikipedia, l’exode rural, aussi appelé migration rurale, désigne le déplacement durable de populations quittant les zones rurales pour aller s’implanter dans des zones urbaines. Quand il s’agit des enfants, la question mérite d’être traitée avec la plus grande attention.

La ville est facteur d’échec pour certains enfants.

La ville est le lieu où on peut envoyer ses enfants au secondaire, (car au Burkina, le corps enseignant, en nombre insuffisant, reste en ville où il y’a des établissements scolaires). Parmi tous les facteurs qui influencent les bons résultats scolaires d’un enfant, la famille joue un rôle primordial. Un enfant éloigné de sa famille manque souvent de repères, surtout face à des défis comme les phénomènes de société complexes de la ville tels que l’exclusion sociale, la marginalisation ou la violence.

Il est fort évident qu’il existe une injustice sociale en ville qui occasionne l’échec scolaire : Les enfants issues des milieux socialement défavorisés réussissent moins à l’école car n’arrivant pas à utiliser tout leur potentiel. Ils sont obligés après les cours, de chercher l’eau, de faire le ménage, de préparer le dîner pour ceux qui en ont, avant de penser aux cahiers. Pour résoudre ce phénomène, il faut construire des salles de classes dans les villages.

 Les population de ZAMSE ont assisté avec enthousiasme à l’ouverture du premier CEG.

Le président Roch Marc Christian KABORE a promis pendant sa campagne présidentielle de 2015 de faire de l’éducation un facteur d’évaluation de son mandat par la construction de  310 nouveaux collèges du post-primaire, 286 nouveaux lycées, 45 centres de formation technique et professionnelle.

Malgré cette promesse et l’existant, le Burkina est loin de sortir de l’exode juvénile vers les centres urbains pour étudier. ZAMSE, lui a obtenu son CEG ce jour 25 Octobre 2015. Pour eux, le président a tenu sa promesse. Cette école permettra à plus de 200 enfants de rester étudier auprès de leurs parents et dans des meilleures conditions. 

En attendant que chaque village ait son CEG, il nous faudra résoudre la question des conditions de vie des élèves loin des parents et sans tuteurs dans les centres urbains.

Van Marcel OUOBA

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