Les Caniveaux ne sont pas des bassins !

Les caniveaux de Ouagadougou bondent d’eau. C’est un constat fait le long du canal qui traverse Ouidi et Nêmnin, situé dans le Sud-ouest de la ville. Le maire doit prendre ses responsabilités afin d’assainir le milieu de vie des riverains.

La saison pluvieuse est la période des curages des caniveaux. Néanmoins on constate toujours que les caniveaux sont incapables de conduire leur contenu vers leurs déversoirs.  Il faut donc plus d’actions de la part des acteurs pour débarrasser les caniveaux des déchets solides : sables, ordures, métaux, etc. Les quartiers Ouidi et Nêmnin, sont des exemples du désintéressement des services d’assainissement vis-à-vis de l’entretien des caniveaux parmi tant d’autres.

Monsieur le maire !

Le canal construit sur la rivière Kadiogo dans le but que l’eau de pluie y ruisselle pour se jeter dans le barrage N˚2 de Tanghin (Nord) stagne des eaux de pluie. Il est bouché par des ordures malgré qu’il ait connu en cette saison pluvieuse. Une opération de nettoyage ayant permis le passage fluide des eaux de pluie pendant une courte durée a permis de réduire des cas d’inondations à Ouagadougou.

Ce sont des actions à saluer et à encourager. Néanmoins, le véritable problème des caniveaux de Ouagadougou, demeure « l’action de l’Homme ».

Il faudrait donc impérativement mener une campagne de sensibilisation à l’égard des populations riveraines afin que celles-ci prennent conscience de l’impact destructeur de leurs habitudes anti-environnementales.

En plus des sensibilisations, il faudrait lancer des opérations de désensablement. En effet, le canal qui avait pour but de conduire ou de faciliter le passage des eaux vers son exutoire, s’est transformé en un véritable bassin de rétention permanente d’eaux souillées, dégageant parfois de violentes odeurs pendant une bonne partie de l’année. Il est même devenu un nid de moustiques pour les riverains.

Monsieur le maire !

Cela constitue de véritables dangers avec des risques de noyades pour les enfants, des gîtes de proliférations de moustiques et le développement de nombreuses maladies tropicales comme le paludisme, le choléra, la fièvre typhoïde, la diarrhée, etc.

C’est pour cela qu’il faudrait que des solutions idoines et urgentes soient prises et exécutées.

Vous devriez entreprendre un travail technique sur le terrain. L’eau qui stagne dans le canal doit être acheminée ; le canal doit être curé permanemment ainsi qu’une bonne partie des barrages de la capitale.

Votre citoyenne Pawindkisgou Yvette

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