Pharmacie de garde : l’autre calvaire des malades

Dans plein de quartiers à Ouagadougou, c’est la croix et la bannière pour trouver des médicaments dans une pharmacie, alors que leur nombre est important dans nombre de quartier. L’on est en droit de s’interroger sur le sens des programmations des groupes de garde, mécanisme utile dans la santé des populations.

En effet, obtenir des soins est déjà harassant dans plein de structures sanitaires, par le temps d’attente avec tout ce qui s’en suit comme stress. Le sourire commence à revenir dès que le praticien vous diagnostique votre mal et vous montre quoi prendre pour en guérir via l’ordonnance qu’il vous prescrit. L’étape suivante consiste généralement à se procurer les médicaments soit au dépôt du lieu de consultation ou dans une dans une des nombreuses pharmacies disséminées dans les quartiers.

Malheureusement le maillon faible de la guérison se trouve dans l’obtention des produits où vous pouvez souvent parcourir des distances, traverser des quartiers sans en trouver une seule pharmacie qui soit de garde. Un quartier peut pourtant avoir jusqu’à deux, voire quatre pharmacies qui restent fermées parce ce qu’elles sont dans le même groupe de garde.

La mauvaise planification

Nous avons fait le constat dans des zones comme Wayalguin, Nioko I, Bendogo ou encore Saaba, où malgré que plusieurs pharmacies puissent se trouver dans la même zone, toutes peuvent être de garde à la même période et donc sont fermées quand finit leur période de garde, en même temps.

Pour cette mauvaise planification, vous pouvez débuter par Nioko I et traverser Saaba et autres quartiers environnants sans en trouver une seule ouverte. Cette situation n’est pas sans conséquence, quand on sait souvent qu’il faut trouver des médicaments pour un malade souffrant et dont l’espoir repose sur l’urgence d’agir.

Comment comprendre que malgré un système de garde par groupe dans la ville de Ouagadougou, on ne puisse pas tenir compte d’un minimum de garde par quartier ?

A quoi ça sert d’ouvrir des pharmacies à la même période dans le même quartier dans une semaine, si celle d’après, il faut changer de quartier et mettre ?

Quels sont les critères cruciaux des propriétaires de pharmacies, qui semblent avoir des raisons, que nous avons du mal à cerner ?

Le ministère de la santé a-t-il un droit de regard sur ce calvaire, que vit la population, du fait de la mauvaise planification ?

Mindiéba

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