Burkina Faso : il faut sauver le soldat « éducation »

De toute évidence la situation sécuritaire préoccupante dans notre pays est à la base de la fermeture, de beaucoup d’écoles dans les régions du Nord, du Sahel et de l’Est et les solutions se font toujours attendre à quelques jours des premiers congés du calendrier scolaire. Menaces et intimidations de jour comme de nuit, tel est le triste constat dans bien de contrées au Burkina Faso.

Si la menace était localisée dans la bande nord-sahélienne depuis 2015, elle s’est progressivement propagée vers la zone orientale du pays, où certaines écoles ayant reçu des menaces, et d’autres par peur d’être des cibles, ont déposé la craie sous le tableau.

Cette situation qui devrait donner lieu à des actions d’envergure au sommet de l’Etat, pour rassurer le monde éducatif se fait encore attendre et la saignée continue.

Si des zones déjà enclavées géographiquement, doivent encore attendre une aide pour sauver la voie du savoir des leaders de demain, il faut agir vite pour une question de justice sociale et d’équité.

C’est incompréhensible dans un Etat, où on chante l’indivisibilité de la république de donner l’impression que les problèmes préoccupent peu ‘‘Kossyam’’. Il faut agir et vigoureusement pour sauver tous les centimètres de la république. Il est grand temps de foutre une raclée à tous ces lâches, enturbannés ou connus des populations, qui se promènent d’école en école pour bander leurs muscles de l’ignorance sur la lumière. Il faut prendre le problème à bras le corps et le résoudre dans ses moindres détails afin de donner une chance à l’éducation, dont le système et la qualité étaient déjà en débat au sein de l’opinion.

Plus tard ce sera peut-être trop tard !

Mindiéba

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