Agriculture: Un vrai deal dans la distribution des bœufs de trait subventionnés dans le cadre du PRMA.

Le ministère de l’agriculture tirera t-il toutes les conséquences dans cette affaire de distribution des bœufs de trait subventionnés dont l’identification et la distribution est assurée par une commission présidée par les préfets?

Le Programme de Renforcement de la Mécanisation Agricole (PRMA) encore appelé « opération 100 mille charrues », a été lancé en 2011. Chaque année, il met à la disposition des agriculteurs du matériel agricole à prix subventionné. Le matériel est composé de plusieurs types de charrette, de buteur, de houe manga et des charrues. Depuis 2013, le programme a joint au matériel des animaux de trait.

Le constat sur le terrain est cependant amer les femmes qui devaient contribuer seulement 25 000F sont dans l’obligation de contribuer 30000F. Quant aux hommes au lieu de 37500F, ils doivent débourser 42500F.
Même si les quittances portent effectivement les sommes de 25 000F pour les femmes et 37500F pour les hommes, le surplus de 5000F est une réalité dans certaines localités pour semble-t-il supporter les frais de gardiennage et autres démarches liées à cette opération, pourtant les animaux ne passent même pas une seule nuit dans la fourrière. Une fois réceptionnés par les membres de la commission en présence des agents de l’élevage, de l’agriculture et de l’environnement, les animaux sont distribués aux bénéficiaires.
Pourquoi prendre un surplus que vous ne pouvez pas justifier avec un papier?

Aussi le critère de sélection des bénéficiaires pose problèmes donnant ainsi libre choix aux membres de la commission qui sont dans leur majorité politique à favoriser les amis du partis et autres proches qui ne sont pas en réalité vulnérables.

Pour un projet destiné aux personnes vulnérables n’était-il pas important d’impliquer les services de l’action sociale dont l’expertise des agents dans la détermination des personnes vulnérables n’est plus à démontrer?

Le PRMA a pour objectif de booster la production des agriculteurs vulnérables, et si un membre de la commission autorité soit-elle se cache derrière un prête nom pour s’accaparer jusqu’à quatre boeufs, il y’a de quoi s’inquieter.

Selon nos informations les inpecteurs techniqes du ministères seraient actuellement sur le terrain. Ces Inspecteurs ne doivent pas seulement se limiter à l’audition des autorités et autres membres de la commission, il faut aller au-delà, à travers par exemple des sorties inopinées pour écouter les prétendus bénéficiaires, ils constateront qu’elles sont nombreuses ses autorités qui profitent de la démission du gouvernement pour instaurer un mouta mouta dans lequel, elles trouvent leur compte.
Si manquements il y’a que les auteurs et leurs complices soient sanctionnés à la hauteur de leur faits, cela servira du même coup de leçons aux autres.

Déjà l’équipe du suivie évaluation, malgré l’experience qu’elle accumule doit revoir sa copie parce que les observations qui sont faites lors de leur sorties ne sont pas prises en compt, encourageant ainsi les anciens bénéficiaires à être des nouveaux bénéficiaires et même à utiliser des astuces pour se tailler la part du lion sans oublier les calculs politiques qui se font pour favoriser les amis et proches du parti.

De la distribution des semences, à celle des charrues en passant par les plants et les instrants, beaucoup reste à faire si vraiment nous visons le soulagement des personnes vulnérables.

Mais avant, les autorités du ministère en charge de l’agriculture et le syndicat national des agents de l’agriculture doivent s’associer sur la table du dialogue, car l’absence active des agents sur le terrain porte un coup sur l’atteinte des objectifs.

El Bach

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