Les motos: Cause d’accidents à Ouagadougou

Les embouteilles dans les rues de Ouagadougou sont facteur de plusieurs accidents. Avec la multiplication des Feu de signalisation, on remarque une diminution des accidents sur les routes. Toutes fois il est a remarqué que c’est feu tricolore sur les routes ne peuvent jamais faire un mois sans tomber en panne.  

Comment se fait-il que ces feux tricolores soient toujours en panne sans qu’on  ne  les remplace pas?   

En ces temps de fête, on constate des bouchons sur toutes les avenus de la ville de Ouagadougou. L’avènement des motos chinois moins cher sur le marché burkinabè a accrue énormément la circulation automobile.  En six (06) mois le rapport de l’OSCO (Observatoire de Sécurité de la Commune de Ouagadougou) dénombre plus de 3327 accidents de la circulation. Cette situation ne cesse de s’agrandir de jours en jours. Alors comment peut-on expliquer l’inaction des autorités en matière de sécurité routière surtout en ces temps de fête. Les causes ne sont pas seulement le manque d’application des nouvelles technologies au service de la sécurité mais de l’imprudence de certains usagés.

Les accidents causés par les motos sont plus fréquents car ils ne sont pas formés, n’ont pas de permis et ne respectent pas le code de la route.

 

Interdire la moto est-il normal?  

 

La réponse se retrouve dans chaque personne. Les transports communs sont presque inexistants à Ouagadougou. SOTRACO est la seule société qui offre le transport des personnes dans la ville mais cela est considéré insuffisant vue le retard causé par le manque de bus qui circulent dans la ville. La moto reste à ce jour le moyen de déplacement le plus utilisé par les étudiants, élevés et même les fonctionnaires. Alors interdire la moto serait de dire à la population de ne plus se déplacer. 

 

Qu’en est-il du port obligatoire du casque par les usagers des motos?

 

La majorité des cyclomotoristes n’utilisent aucun moyen de protection. Dans le souci de rectifier cette donne, l’Etat burkinabé avait pris un premier décret en 2003, obligeant le port d’un casque de protection pour tout conducteur et passager de motocyclette dont la cylindrée excède les 125 cm3.

Un nouveau décret, celui du 4 avril 2005, est venu étendre cette obligation à tous les utilisateurs de véhicule motorisé à deux roues. Aussi, obligation a été faite aux vendeurs d’intégrer le casque dans les équipements de la moto lors de la vente. Un délai de six mois leur a été accordé pour s’y conformer. C’est-à-dire que depuis le 4 octobre 2005, le casque doit être inclus dans la vente des mobylettes.

Cependant, la réalité est là : aujourd’hui, le port du casque n’est toujours pas entré dans les mœurs des Burkinabé. L’Etat doit s’assumer pour réduire les morts causés par ces cas d’accidents que l’on aurait pu éviter.

Justin OUOBA

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