Burkina : La dette du Président du Faso

« (…)  J’ai une obligation à l’endroit de tous les enfants dont la scolarité connait des perturbations du fait des menaces terroristes qui pèsent sur eux, sur leurs parents et leurs enseignants. Personne n’a le droit de s’attaquer à l’avenir de notre Nation, et je veillerai à ce que l’accès de tous les enfants à l’école soit assuré sur l’ensemble du territoire national ». En deux phrases, le Chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré a contracté une dette auprès de ses concitoyens.

Le 10 décembre 2018, le Chef de l’Etat, depuis Manga, prononce son discours à la nation, à l’occasion des 58 ans d’indépendance du « Pays des Hommes intègres ». Ce sont des moments où les Burkinabè tendent l’oreille pour écouter leur Président. Et c’est un instant aussi où ce dernier profite leur livrer des messages clés sur l’articulation de la vie de la nation et sur l’architecture de sa vision.

Lorsqu’il a donc prononcé ces deux phrases, le locataire du palais présidentiel de Kossyam  a scellé de fait et de droit un pacte envers les Burkinabè, et plus précisément, avec ces milliers d’enfants qui ont vidé des classes à l’Est et au Sahel, chassés par le masque hideux du terrorisme.

Beaucoup d’encre a coulé des claviers d’ordinateurs et de smartphones pour décrier la situation que vivent les habitants de ces deux régions. Plus besoin d’en rajouter, car, pas besoin de rappeler au président du Faso son devoir vis-à-vis de ces citoyens.

Ce pourtant sur lequel il faille insister, c’est que la créance qui a été actée court déjà. Le paiement se fait à tempérament et la totalité sera exigée en juin de l’année 2019, date transitoire vers les examens scolaires. Ces milliers d’enfants sur l’ensemble du territoire national seront en droit, alors, de lui dire s’il a respecté ou non chaque virgule de ces deux phrases : « J’ai une obligation à l’endroit de tous les enfants dont la scolarité connait des perturbations du fait des menaces terroristes qui pèsent sur eux, sur leurs parents et leurs enseignants. Personne n’a le droit de s’attaquer à l’avenir de notre Nation, et je veillerai à ce que l’accès de tous les enfants à l’école soit assuré sur l’ensemble du territoire national ».

Zouré Abdou

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