L’homme qui répare les femmes ou le film qui expose la bestialité de l’homme

Un film documentaire tourné autour du Dr Denis Mukwege, un gynécologue qui soigne depuis plusieurs années les femmes violées dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) pendant la guerre. A moins d’avoir un caillou à la place du cœur, le film ne laisse personne indifférente.

lhomme-qui-repare-les-femmesJ’ai suivi le film le 27 février et j’ai failli verser des larmes tant ce qui est arrivé, ou plutôt ce qui arrive aux femmes dans l’est de la RDC est inhumain. Ce film est marqué par plusieurs témoignages que même dans un rêve, on les refoulerait : violer une femme devant ses enfants et son mari. C’est indigne !

On peut imaginer une femme violée devant son mari. C’est peut-être tolérable. Mais, forcer des enfants à voir leur maman qu’on violente dans ces conditions, ça manque de qualificatif.  Des femmes qui ont eu la malchance de croiser le chemin de leur bourreau ont vu introduire dans leurs organes génitaux du bois ou des baïonnettes. Ça m’a indigné à plus d’un titre.

En tout cas, à travers ce film, il est peint un tableau de la cruauté de l’Homme. Des gens qui n’ont même plus peur du bon Dieu, en témoigne cet holocauste orchestré dans une église. Ce jour-là, des soldats rwandais ont massacré 139 personnes dans une église. Des militaires ont massacré de pauvres gens jusque même dans les centres de santé alors que plus de 30 000 femmes ont été violées et brutalisées par les hommes en treillis à l’hôpital.

Le viol, banalisé, était devenu pour ces enfoirés une arme de destruction massive contre les femmes. Figurez-vous que mêmes des enfants de moins d’un an étaient violées hypothéquant leur chance de devenir des mères plus tard. Sans trouver une véritable explication au viol commis sur les enfants, il semblerait avoir un lien avec le mysticisme. Des gens qui croient que voir le sang d’une « vierge » est source de pouvoir.

Malheureusement, tous ces faits ignobles semblent jouir d’une  impunité institutionnalisée. En témoignent ces propos ressorti dans le film « On nomme des criminels comme capitaine ou colonel » ou « Il faut tuer 1000 personnes pour être nommé General au Congo. » C’est vraiment la totale ! On comprend donc pourquoi le film a manqué d’être censuré.

Basidou KINDA

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