“Le puits”, une métaphore de l’oppression coloniale en Algérie

“Le puits” du réalisateur algérien Lofti Bouchichi raconte l’histoire d’un village algérien pris pour cible par des troupes françaises qui pense que le village cache des Moudjahidines. Mise en quarantaine, aucune personne ne peut quitter le village qu’il soit une femme ou un enfant. Et pourtant, il n’y a que d’innocentes personnes (vieux, femmes, enfants) qui vivent dans village.

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L’unique puits du village n’est plus utilisable puisque dedans sont intéressés des militaires français et des enfants morts. Les villageois meurent de soif, de faim et de manque de soin.  En fin de compte, les villageois décident de prendre leur destin en main. En file indienne, ils décident d’affronter les balles ennemies. Face à la témérité des villageois, les assaillants finissent par céder.

A travers ce film, c’est l’histoire de la révolution algérienne que le réalisateur Lofti Bouchichi peint en toile de fond tel une pièce de théâtre. Dans un décor inédit, le message est clair : toute délivrance nécessite liberté s’acquiert au prix la détermination, la persévérance et le sacrifice. Tout cela est symbolisé par un accouchement dans les dernières séquences du film.

Dans ce village constitué à majorité de civile, Lofti Bouchichi nous fait voir que pendant la colonisation et toutes les autres formes d’oppressions, ce sont les populations civiles (vieux, femmes, enfants) qui payent le plus lourd tribu.

Dans un tel contexte, les villageois et les africains devaient donc décider de comment ils devraient mourir ou sauver ce qu’il pouvait sauver. En fin de compte, dans le film, les villageois ont décidé de mourir dans la dignité.

La révolution algérienne, la guerre d’Algérie, pays africain qui ont souffert de la colonisation. C’est toujours le peuple qui souffre qui paye les pots cassés, les civiles qui payent le lourd tribu et ils n’en sortent rien. Surtout les femmes et les enfants.

D’entrer, le réalisateur algérien annonce les couleurs en filmant une famille en contre-plongée. La dame, est couchée sur le dos dans son lit tandis que ses cinq enfants récitent le coran. Une image qui annonce déjà le sentiment d’oppression qui sera la ligne directrice du film.

Boukari OUEDRAOGO

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