FESPACO 2017 : Combien coûtent les stands aux exposants ?

« Mais combien coûtent les stands du FESPACO» ? C’est la question qui m’a été posée alors que j’échangeais avec un comédien sur la question de leurs conditions de travail. « Je ne sais pas mais je pense que ça leur coûte quelque chose en tout cas ». Voilà la réponse très vague et très incertaine que je sers à cette personne pour cacher mon ignorance. Alors, je décide de m’intéresser à la question et de m’approcher directement aux concernés.

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Mon centre d’intérêt est la place de la Révolution, la plus grande foire de ce 25e FESPACO. Là, je constate d’ores et déjà qu’il y a trois types d’exposants. Le premier type, les particuliers, sous les stands ont dû débourser de « fortes » sommes pour acquérir leurs lieux d’expositions d’articles divers. Boris Foiré, cet exposant togolais, dit avoir acquis son stand en déboursant la somme de 124 000 F cfa. Mais là n’est pas le véritable problème ! Il dit avoir fait des pieds et des mains trois ou quatre jours après l’ouverture du festival, pour accéder à ce stand pourtant réservé plusieurs semaines avant.

Non loin de Boris, Bintou Sawadogo déplore, quant à elle, le nombre de sites d’exposition ou foires. Pour elle, cela empêche les festivaliers de parcourir tous les produits en exposition ne pouvant pas aller en même temps sur les trois sites. Elle ne pense donc pas pouvoir rempiler les 150.000 F cfa qu’elle a déboursé pour avoir son stand.

A côté de ces particuliers, d’autres particuliers, ceux-là qui n’ont pas fait de réservation. Ils sont aux abords de la place, derrière les stands d’exposition. Ces exposants-là sont taxés en fonction des produits à leur possession. Pendant que certains disent « payer la place » à 2000 F cfa, d’autres déboursent 5.000 F cfa ou 10.000 F cfa pour ne pas qu’on les empêche de vendre leurs produits.

Le troisième type d’exposant est celui venu de la Côte d’Ivoire, le pays invité d’honneur. Occupant tout le côté Est de la place, ces exposants n’ont pas déboursé le moindre centime pour accéder à ces lieux de vente. « Nous on n’a pas déboursé un sou pour les stands ; c’est le ministère (de la culture de RCI) qui nous a offert ça », me dit Yacouba Fané, un exposant ivoirien originaire de la commune de Grand Bassam.

Martin KABA

Regard sur le monde

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