Création d’emplois productifs, priorités de la banque mondiale

La délégation de la Banque mondiale innove dans sa démarche. Elle a entrepris des consultations ciblées pour requérir les attentes des populations à la base pour des investissements qui auront des impacts positifs sur la vie des bénéficiaires. La province de la Comoé est celle par où la délégation a entamé ses consultations.

Ainsi, il y a eu le 14 décembre à Banfora une séance d’échanges avec les forces vives de la région des Cascades. L’enjeu était de taille et la mobilisation des différents acteurs était également à la hauteur de cet enjeu. La Banque mondiale au Burkina voulait donc, à travers cette rencontre, présenter sa nouvelle vision stratégique 2018-2021 dénommé Cadre Partenariat Pays (CPP).

De la présentation faite par le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina, on  retient essentiellement la création d’emplois productifs qui est la priorité des priorités.  Ce qui représente 66% du financement total du nouveau CPP. Une chose est certaine, les emplois pour les jeunes et les femmes vont occuper une place de choix de cette nouvelle vision. 20%  des investissements seront consacrés au capital humain. Une place importante est accordée à l’agriculture. L’ambition est donc plus grande pour les grands projets agricoles transformateurs de l’économie.

Une population fortement rurale

L’institution financière mondiale part du constat que 80% de la population burkinabè vivent en milieu rural et pratiquent l’agriculture et l’élevage.  C’est de là donc que le salut viendra certainement. Ce qui signifie qu’il faut investir dans ce secteur en termes de création d’emplois productifs. Tout cela doit concourir à éliminer l’extrême pauvreté d’ici 2030 ou encore accélérer la prospérité partagée mesurée par le revenu des 40%  les plus pauvres.  C’est en tout un montant prévisionnel de plus de 1252 milliards fcfa d’investissement pour la période 2018-2021.

Le capital humain étant une des priorités du nouveau CPP, l’éducation ne saurait donc être négligée. Un capital humain de qualité rimant avec une éducation, formation de qualité. C’est en cela que le représentant résidant de la Banque mondiale au Burkina, Cheick Kanté a annoncé un projet de 70 millions de dollars soit 35 milliards fcfa au profit de l’enseignement supérieur au Burkina Faso.

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