A 25 ans, il se fixé pour objectif d’embaucher au moins 10 personnes

Le vendredi 15 décembre 2017 à la chambre de commerce et d’industrie des Hauts-Bassin à Bobo-Dioulasso. La délégation de la Banque mondiale y rencontrait les acteurs privés pour échanger autour de sa nouvelle vision de Cadre Partenariat Pays (CPP) à l’horizon 2018-2021.

Un cadre participatif et inclusif, poser des questions et faire des suggestions, voilà l’objectif de cette rencontre. A ma droite était assis un jeune homme. Je n’avais aucune idée de qui était-ce jusqu’au moment où le présidium remet symboliquement des registres de commerce à quatre personnes. Quand on appelle Abdoul Fataou Dianda, mon voisin répond présent et va prendre son document.

A son retour, je l’ai félicité naturellement et demandé dans quel domaine il intervient. Il me fait savoir qu’il évolue dans l’élevage des vaches laitières et fait à ses heures perdues dans l’import des véhicules d’occasion. Cela a suffi que je le prenne en interview. Quand je lui demande son âge  Abdoul Fataou Dianda me répond : 25 ans. Je n’en revenais pas. Tant sa grande taille trahi son âge. Bref !

De rêve d’ingénieur à éleveur

Le jeune homme après son BEPC a suivi des études pendant deux ans en génie civil. Il abandonne après pour se consacrer à l’élevage que pratiquait déjà son père. N’est-ce pas là un bel exemple ?

Cela fait désormais cinq ans qu’il est dans ce domaine. Avec cinq vaches de traite, il dit produire 80 litres de lait par jour. Une très bonne moisson faut-il le reconnaître. Lui qui aurait pu finir ingénieur ne regrette-t-il son choix ? Bien évidemment la réponse est « non ! »

Un choix pleinement assumé

« Je suis très fier de mon choix », dit-il avec assurance. Et c’est avec sagesse qu’il invite les autres jeunes à s’intéresser au domaine. « Le Burkina Faso est un pays pauvre alors qu’on a les ressources comme l’agriculture et l’élevage. J’invite les jeunes à s’y intéresser. C’est la voie la plus sure pour un développement meilleur », assure le jeune homme. Aujourd’hui, il a à sa charge deux jeunes. Un qui traite les vaches et l’autre qui s’en occupe.

Abdoul Fataou Dianda vise encore plus loin. A long terme, il veut s’intéresser à l’agriculture précisément à la culture du maïs. Comme cela, je pourrai utiliser le fumier des animaux pour fertiliser le sol. Sur une superficie de 5 ha, il compte embaucher au moins dix personnes pour y travailler. C’est donc tout cela qui l’a motivé a intégré le cadre formel en ayant son registre de commerce car dit-il, cela ouvre beaucoup plus de portes et d’opportunités.

 S’il réussit, ce serait un bel exemple de création d’emploi de surcroit par un jeune de son âge. On ne peut que lui souhaiter bon vent !

Basidou KINDA

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *