Dans le village de Diarabakoko (Comoé), un pôle d’emplois nommé Kaoworal Kossam

Ce village ne dit pas grand-chose au commun des Burkinabè. Et pourtant! Distant de près de 500 km de la capitale Ouagadougou, cette localité retient l’attention de la Banque mondiale au Burkina Faso. Elle y intervient à travers le projet d’amélioration de la productivité agricole et la sécurité alimentaire (PAPSA).

Dans cette logique, une délégation de la Banque mondiale au Burkina a marqué un arrêt dans ce village pour visiter le centre de collecte de lait Kaoworal Kossam (qui signifie la “bonne attente”). L’accueil a été chaleureux et digne du milieu rural. « Je suis très heureux pour cet accueil que vous nous avez réservé », a déclaré Cheikh Santé, représentant résident de la Banque mondiale au Burkina.

L’idée du centre de collecte permet à la population bénéficiaire de vendre le lait en un seul endroit au prix de 250f/litre. Le centre  se charge maintenant de vendre le lait collecté aux unités de transformation de lait (UTL) basées principalement à Banfora au prix de 300f/litre soit 50f de bénéfice. Effectif depuis le 1er juin 2016, c’est au total 24 618l litres. Ce sont donc  21 138 vendus aux UTL représentant  6 341 400 fcfa.

Un pôle d’emplois

Le centre de collecte revêt d’un intérêt très important celui de pourvoyeur d’emplois. La production du lait était essentiellement réservée à la consommation familiale. Aujourd’hui, la donne change et fait d’elle une activité de revenu pour les producteurs. Rien qu’au niveau du centre, c’est 70 personnes qui interviennent. Soit 34 hommes, 36 femmes dont 52 jeunes.

Ce qui constitue une donnée importante. Étant entendu que la Banque mondiale ambitionne investir dans la création des emplois productifs au profit des femmes et des jeunes.  C’est en effet encourager cette composante intéressante de la population à s’intéresser aux activités agro-pastorales.

Le lait produit des revenus

La production du lait est devenue réellement une activité de revenu dans ce village. En témoigne ce propos d’un producteur: « Avant pour avoir 5f il fallait vendre son animal. Maintenant c’est le contraire. Nous vendons le lait et nous gardons nos animaux ».  C’est donc conscient de cette réalité que les producteurs ont demandé à la délégation de la Banque mondiale de les aider avec l’acquisition de vaches de traite. À défaut, d’accentuer l’insémination des vaches. Avec juste raison.

« Avec deux vaches inséminées on produit 12 litres de lait par jour. Alors qu’avec une centaine de vaches locales on ne peut pas avoir cette quantité »  témoignent-ils.

L’impact du centre de collecte est bien réel sur la vie des habitants de Diarabakoko. Ils ne sont plus obligés de parcourir de longues distances pour vendre leur produit. Comme le témoigne bien un habitant  non sans humour : «  Avant c’est 20 km que ma femme parcourait pour vendre le lait. Elle ne préparait pas à temps. Maintenant c’est à peine 500 m à parcourir. » Difficile de ne pas être sensible aux propos de Didia Sidibé, une femme âgée de 55 ans qui aide ses enfants dans l’élevage. « Avant on parcourait de longues distances. Souvent même le lait ne se vendait pas. Ça restait et se gâte. » C’est tout logiquement que Cheikh Kanté laisse ces notes dans le livre d’or : « Je suis particulièrement réconforté de l’impact de l’appui de la Banque mondiale à travers le PAPSA auprès des populations de Diarabakoko. Grand merci pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité. Merci. »

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