Les Burkinabé et le FESPACO

 

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C’est parti depuis le 25 février et ce jusqu’au 4 mars 2017 pour la 25e édition du plus grand festival panafricain qui a le mérite de réunir les acteurs du cinéma depuis 1969. Un festival qui malgré le souhait de certains pionniers aurait été qu’il soit tournant. Le festival est resté (heureusement) au Burkina Faso qui tant bien que mal arrive à l’organiser chaque deux (02) ans.

La question qui taraude l’esprit est de savoir ce que les Burkinabé en général font du FESPACO. De toutes les éditions que j’ai pu suivre depuis 2009 le constat est qu’il y’a deux (02) conceptions du festival :

*celui des salles de cinéma et des panels thématiques ;

*et celui de la rue marchande, des bouteilles fraiches et des brochettes pimentées.

Malheureusement la majorité des gens se reconnaissent dans la deuxième catégorie des festivaliers.

Ceux-là n’attendent que le clap de lancement pour s’abonner aux maquis, podiums et rues marchandes de la capitale laissant les salles de cinéma vides ou remplies par des toubabou* et festivaliers étrangers.

IL FAUT SOUTENIR LE CINEMA AFRICAIN

L’on ne se rend pas compte souvent de l’enjeu et du nécessaire soutien que nous devrons apporter au 7e art. Autant on peut aimer les bières et les brochettes en passant mais oublier l’évènement qui occasionne ces rues marchandes tue la création cinématographique dans une Afrique en mutation.

Un homme de cinéma camerounais Gérard ESSOMBA présent à cette 25e édition le manque d’enthousiasme dans la cérémonie d’ouverture du FESPACO.

En effet lors du spectacle équestre qui magnifiait l’Etalon d’Or de YENENGA il a fallu par moment négocier des applaudissements pour accompagner le spectacle ce qui en temps normal être naturel. Quelle place donnons réellement à la culture, au cinéma ?

Il est temps de prendre rendez-vous (encore) avec les salles de cinéma où les énigmes, les histoires, les espoirs et l’innovation de l’Afrique sont racontés.

 

*toubabou (blanc en dioula)

Mindieba OUALI

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