Avec son “GRIN BLOGUEURS”, L’ABB rassemble les communautés TIC autours de leur ministre de tutelle.

L’Association des Blogueurs du Burkina a organisé un « Grin Blogueurs » à son siège le jeudi 07 Juin 20178, dans le cadre de ces activités du presimetre. Une activité qui a permis aux participants de discuter avec Madame la Ministre du développement de l’économie numérique et des postes sur la question du coût et de la qualité de la connexion internet au Burkina Faso.

Dans une salle, plus d’une dizaine de communautés TIC se détendent et discutent, ce Jeudi 7 juin, sur des chaises installées jusqu’au hall. Dans quelques minutes, ils accueilleront Madame Hadja Fatimata OUATTARA/SANON, ministre du développement de l’économie Numérique et des Postes pour débattre à bâton rompu sur le thème « Qualité et coût de la connexion Internet au Burkina : Incidence sur l’économie numérique ». Ce jour-là, La présidente de l’ABB, Bassératou KINDO en a fait de même. La présidente a organisé pour une nième fois un « Grin Blogueurs » au siège de l’Association, en l’honneur de la communauté TIC du Burkina, se pliant aux recommandations des activités entrant dans le cadre du présimetre.

“C’est une bonne chose que les communautés Web se rencontrent pour échanger avec leurs ministre de tutelle”, estime Tiemtore, un membre de l’ABB. “Ce grin Blogueurs est d’une grande importance » estime un autre participant. En réalité, les « Grin Blogueurs de l’ABB a de fait évolué depuis l’année dernière. En 2017, à l’occasion des « Grin Blogueurs, l’ABB invitait seulement les membres et les sympathisants. Cette fois-ci, en revanche, le bureau exécutif s’est fendu d’une invitation des communautés sœurs qui vante “les richesses apportées par les communautés TIC au développement du numérique au Burkina Faso »

“Ce soir, nous sommes honoré par la présence de Madame la Ministre du développement de l’économie numérique et des postes”, a déclaré le secrétaire de l’ABB en introduction des débats, face à des représentants et des membres des associations sœurs. Une telle occasion n’était pas à rater, selon les participants, qui estiment que la question de l’internet est d’une importance très capitale pour leurs activités.

“Les participants se sont plaints de la mauvaise qualité de l’internet au Burkina Faso”

Plusieurs organisations ont  appelé au boycott de société de télécommunication les années précédentes à cause de la mauvaise qualité des services fournis. “Nous ne sommes pas du content du service internet que nous servent les sociétés de distributions d’internet. ».  «  On nous met à l’écart, on nous manque toujours de respect, on continue de nous diminuer”, assène un participant qui explique qu’aucune juridiction ou institution au Burkina ne permet à un consommateur d’avoir réparation pour les préjudices causées par ces sociétés.

En guise de réponse, Madame le ministre a tenu à rassurer les participants que des réflexions sont en cours au ministère de l’économie numérique pour encadrer ce qui peut l’être en matière d’accès et de publications sur Internet au Burkina Faso, sans restreindre la liberté d’expression. Elle a ajouté en disant « Je suis aussi un consommateur et me sens frustrer au même titre que vous quand j’utilise ces services. Les droits des utilisateurs d’Internet sont pris en compte dans les réflexions en cours. Nous pourrions dans un future proche porter plainte pour mauvais service et demander réparation. ».

« L’internet n’est pas de mauvaise qualité, il est plutôt cher» a estimé un autre. De même, madame le ministre s’est voulu rassurante en estimant que les deux qualificatifs peuvent être donné à l’internet de nos jours mais que depuis sa prise de fonction, son personnel et elle s’attèlent à renverser la donne puisqu’elle est convaincu qu’au 21ème siècle, aucune société ne peut se développer sans l’internet. Ce défi qu’il tente de  relever, lui a même conduit à s’entourer d’une équipe dont la majorité des membres sont des jeunes ingénieurs. «Il faut travailler à ce que l’Internet soit un droit » a-t-elle fini par affirmer.

«Le fait que le Burkina Faso ne soit pas un pays côtier explique le niveau faible de connexion à l’Internet ; il faut un maillage en fibre optique d’environs 12.000km or en fin 2016 nous avions au plus 1300km ;  »,  commente Madame Hadja Fatimata OUATTARA/SANON. Elle a ajouté en disant « Un projet de construction d’un réseau de transport de 12000km de fibre optique est en vue ».

Alors que les participants étaient passionnés du débat, le temps nous a obligés d’interrompre la causerie par une série de photos et un partage de repas pour accompagner les musulmans qui avaient jeûné au cours de la journée.Van Marcel OUOBA

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