ALERTE VOYAGEUR ! Axe Diapangou-Fada interdit aux femmes enceintes

Une voie totalement dégradée, impraticable, délabrée ou les « nids d’éléphants » se multiplient de jour en jour, provoquant ainsi un véritable calvaire pour les voyageurs. On se croirait dans un jeu de danger. Sur une distance d’environ 25km séparant Diapangou (commune rurale) de la ville de Fada N’Gourma (chef-lieu de la région de l’Est), il faut mettre pratiquement une heure de temps pour un temps normal estimé à environ 25mn.

Le véhicule dandine, tangue, se redresse, dévie, freine… On sort même la route pour emprunter la brousse : l’avancée est un véritable cauchemar. On a la hantise d’un danger, d’un accident ou d’une panne pouvant survenir à tout moment. Les motocyclettes et les véhicules de toutes catégories l’empruntent péniblement et dangereusement à travers de difficiles tours de manoeuvres, de contorsions, d’acrobaties, et d’imaginations. Le code de la route est constamment oublié, violé par nécessité souvent, simplement pour survivre.
« Quand je débutais ma grossesse, j’ai une fois emprunté cette voie et arrivée à destination à Fada N’Gourma, j’ai été conduite directement dans un centre de santé, ma grossesse à failli couler. Ce tronçon est très dangereux surtout pour les femmes enceintes », raconte une habituée de l’axe.
Même si on constate des soudures de morceau de goudron qui ne durent que quelques semaines et laissant de nouveau place aux nids de poules, on peut se demander pourquoi rien n’est véritablement fait pour atténuer la souffrance des voyageurs sur cette axe pourtant très importante. On note que cet axe désenclave directement le pays des nations-soeurs comme le Benin, le Togo et présente de sérieuses d’opportunités et de potentialités. Elle habite par ailleurs le plus gros marché de bétail de la sous-région.
Le président Roch Christian Kaboré s’est pourtant engagé dans son programme présidentiel pour la consolidation, au développement du réseau routier et à l’amélioration de la gestion routière à travers des actions d’entretien, de réhabilitation et d’extension des principales voies.
L’état de cette voie a aussi des conséquences ravageuses sur le quotidien des populations et par là, la santé économique de la région. Plusieurs compagnies de transport ont suspendu leurs activités sur l’axe, et les rares qui n’ont pas encore abandonné, ont considérablement réduit leurs trafics. Le ticket de voyage a renchéri comparativement à d’autres localités de la même distance. Corrélativement, le prix de plusieurs produits et denrées de grande consommation utilisant le service des transports est relativement élevé.
Il est vraiment temps et urgent de sauver cette partie de la route nationale N4 pour sauver les populations, l’économie et le développement de cette région et du Burkina, car ne dit-on pas que « la route du développement passe par le développement des routes » ?
                                                                                                           

Yvette Tapsoba

 

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