La RN4 attend toujours (désespéremment) sa réhabilitation.

S’il y’a bien un tronçon dont les promesses de réhabilitation sont récurrentes mais vaines, c’est bien celui de la RN4 dans sa portion Gounghin-Fada-Kantchari-frontière du Niger longue de 218 km. Que des paroles depuis des années, malgré l’état de dégradation très avancée de cette route nationale n°4 située pourtant, sur le corridor communautaire CU2a du réseau routier de l’UEMOA, composante d’un vaste projet de modernisation du réseau régional des infrastructures de transport en Afrique « Dakar-Niamey ».

L’on est conscient des longues procédures dans le cadre de bitumage de route une telle envergure, mais il devient difficile d’expliquer qu’un tronçon stratégique, dégradé depuis des années, fasse l’objet d’une telle insouciance avec que du saupoudrage comme solution pour l’instant. Le désenchantement est tel, que l’expression « le tronçon sera bientôt bitumé » ne fait plus sourire des usagers et riverains d’une route qui n’a fait que trop de dégâts et de victimes avec ses nids d’éléphants.

Qu’est ce qui bloque (enfin) le démarrage effectif des travaux ?  

Cet ambitieux projet de bitumage de la RN4 est en rappel, co-financé par la JICA (agence de coopération japonaise), la BAD (Banque Africaine de Développement), la Facilité d’investissement pour l’Afrique (AFIF) de l’Union européenne, l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) et le Burkina Faso d’un montant total de 126 milliards de francs CFA. 

Et déjà, le vendredi 2 mars 2018 à Ouagadougou, le Japon avait signé une convention de prêt d’environ 28 milliards de FCFA pour le bitumage de la route Gounghin-Fada N’Gourma, longue de 50 km d’une somme et ce jour, le ministre Éric BOUGMA en charge des infrastructures, avait rappelé que la signature de l’accord de prêt avec la coopération japonaise faisait partie de l’enveloppe financière consacrée au bitumage de l’ensemble des 218 km allant de Gounghin à la frontière du Niger. Lors de cette cérémonie de signature le ministre des infrastructures, avait en outre déclaré que les appels d’offres pour la sélection des entreprises était bien avancée. Et depuis lors c’est silence radio.

Qu’attend-on donc pour permettre de faciliter les échanges commerciaux et le désenclavement de la région de l’Est dont le réseau routier est l’un des plus dégradé ? Ne dit-on pas que la route du développement de la route passe par celui du développement de la route ?

Mindiéba

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