Redéploiement des agents du  ministère de l’enseignement: . : quel sort réservé aux élèves des zones d’insécurité?

La rentrée scolaire de 2019-2020 est effective sur toute l’étendue du territoire national. Eu égard  la situation que vit le pays le MENA-PLN a opté de redéployer ses agents qui étaient dans les zones dites d’insécurité dans le Nord, le Sahel, le Mouhoun… . Aujourd’hui on peut faire le constat de ces agents redéployés qui ont effectivement pris service dans leurs nouveaux postes. On retrouve dans certaines écoles primaires du yatenga plus de 13 instituteurs pour 6 classes. Au secondaire le manque de professeurs reste toujours d’actualité en dépit de la décision du gouvernement. En témoigne le besoin exprimé par la Direction Provinciale d’Enseignement Postprimaire et Secondaire (DPEPS) du yatenga qui s’élève à plus de 500 professeurs avec tous profils confondus.

 

Le redéploiement aurait-il été un échec ou une action politique qui laisse entrevoir les failles de notre gouvernance?Cette question se pose au vu des insuffisances constatées: les élèves des zones redeployées n’ont pas été orientés dans d’autres localités malheureusement. Nous osons croire que les élèves des mêmes enseignants redéployés ont été laissés à leur merci ou soit ils sont dans les oubliettes des mesures prises par le MENA-PLN

 

Chaque jour dans les établissements publiques des grands centres du nord comme Titao et Ouahigouya, nous constatons des demandes de places des enfants des Personnes Déplacés Internes(PDI) qui ne cessent de croître.Les suppositions nous grattent les méninges quant à l’effectivité de l’année scolaire des enfants des PDI.  surtout quand on sait que les places ne sont pas disponibles pour leur réintégration dans les établissements sollicités.

 

On nous fait pourtant savoir que l’enfant à droit à l’éducation :de quelle éducation s’agit-il si on n’est pas à mesure de redéployer les enfants? L’État aurait-il failli de sa mission éducative? Le coordonnateur National des Associations des Parents d’Élèves gagnerait à faire des plaidoyers au près des autorités gouvernementales. Pour le moment, les élèves issus des zones d’insécurité sont laissés à leur merci.

Le pays a sérieusement besoin d’hommes forts pour des décisions fortes.

Rimédo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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