Ouagadougou : N’y a-t-il  (vraiment) pas assez d’oxygène dans les grands centres de santé ?

C’est une question. Je n’ai pas la réponse. Et j’espère en avoir. J’espère que les hautes autorités qui auront la chance de lire ce billet, pourraient m’apporter une réponse.

Les bouteilles de gaz de l’unité de production de l’hôpital Yalgado inaugurée en juillet 2017

C’est la douleur au cœur que j’écris ces lignes. Et j’espère qu’une réponse sera apportée pour éviter que cette douleur n’étreigne d’autres cœurs.

Une personne souffrante est référée au Centre hospitalier de Bogodogo pour des soins. Le patient est placé sous oxygène. Mais arrivé sur les lieux, les agents de santé disent qu’ils ne peuvent pas la recevoir. Motif ? « Il n’y a pas d’oxygène ». On prie les accompagnants de continuer plus loin. Au centre hospitalier de Tengandogo (ancien centre hospitalier Blaise Compaoré). Là  également, la même réponse sera donnée. Non, il n’y a pas d’oxygène pour le recevoir.

Il faut continuer au centre hospitalier Yalgado Ouédraogo. Et là aussi, la même réponse sera donnée. « Il n’y a pas d’oxygène ». Même si, le 19 juillet 2017, une unité de production d’oxygène médicale a été inaugurée en grande pompe au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO), d’une valeur de plus de 200 000 000 F CFA. Ainsi donc, trois grands centres hospitaliers de la capitale, les plus grands du Burkina Faso, n’ont pas d’oxygène pour recevoir un Burkinabè qui souffre et qui a besoin de soins.

Pourquoi ?

Voici mes questions. Est-ce parce que ces hôpitaux ne voulaient pas recevoir le patient qu’ils ont argué qu’il n’y avait pas d’oxygène ? Si oui, je commencerai à comprendre même si je juge la décision cruelle. Il arrive que devant des cas jugés « désespérés », les hôpitaux préfèrent « libérer la place » pour accueillir les patients « récupérables ».

Est-ce parce qu’il n’y a vraiment pas d’oxygène ? Si oui, alors, je comprendrais pourquoi les « Hommes forts » du pays font des pieds et des mains pour aller soigner leur migraine hors du Burkina Faso. Mais ce serait dommage pour notre pays que de pareils cas se posent. Ce sont autant d’ingrédients qui nourrissent les frustrations.

En tous les cas, actuellement, au Burkina Faso, il y a une famille qui pense qu’il y a deux Burkina parallèles. L’un où on dit que tout va bien et un deuxième où un patient se voit refuser l’accès d’un hôpital parce qu’il n’y a pas d’oxygène. Et cela, les discours politiques pourront désormais difficilement la convaincre du contraire.

A.Z

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