CENI : De potentiels trous dans le navire électoral qui doivent vite être bouchés.

Le lancement de l’opération de révision de la liste électorale biométriques a eu lieu le lundi 10 février 2020 à Dédougou, dans la boucle du Mouhoun. A en croire certains opérateurs chargés de l’enrôlement à Dédougou l’installation des équipes pour l’enrôlement n’a pas été de tout repos. En effet le déploiement des équipes a rencontré un certain nombre de difficultés notamment des retards de payement d’allocations ainsi que le manque d’accueil et d’installation immédiate des agents pour l’enrôlement. ‘’nous avons sommes resté tellement longtemps au commissariat en attente d’être installés que les forces de l’ordre ont dû nous demander de quitter les lieux car nous ne pouvions pas rester là-bas indéfiniment’’ nous a confié l’un d’entre eux qui a tenu à garder l’anonymat. 

D’autre part-il un flou qu’en a la question de la participation de personnes déplacées internes dans le processus électoral. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) avait évoqué deux scenarii quant à cette question. L’un des scenarii était de rattacher l’électeur déplacé interne a sa localité d’origine, l’autre de le rattacher à sa localité d’accueil, mais depuis lors la commission, malgré qu’elle ait lancé la campagne le 10 février, n’a plus communiquer sur l’avancée de leurs travaux concernant les déplacés internes ni sur la méthode qu’ils ont choisi d’adopter. En plus de cela même si des campagnes de sensibilisation à l’enrôlement sont en train d’être effectuées, il persiste auprès de l’opinion de grandes incertitudes quant à la participation au processus électoral de certaines zones à fort risque à cause de la situation sécuritaire comme Arbinda et bien d’autres. On peut vraiment se demander si ces conditions sont réellement favorables à l’application du droit constitutionnel de tout citoyen de pouvoir aller voter cette année.

L’ensemble de ces situations qui peuvent rendre perplexe tout observateur quant à la crédibilité de du suffrage en cours de réalisation, constituent aussi des éléments qui peuvent mettre en mal la cohésion sociale et la paix en cette année électorale. Il conviendrait alors que la CENI prenne des dispositions idoines pour enlever tout argument à d’éventuelles tensions sociales ou électorales qui pourraient subvenir. L’avenir du pays en dépends.

 

Rabo Cheik Abdoul Kader

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