BURKINA FASO : Probabilité d’une année blanche dans les zones touchées par le terrorisme ?

 

 

 

 

Le 09 avril 2020, le Burkina Faso, intègre le cercle des pays touchés par la maladie à coronavirus. Aussitôt des mesures restrictives sont prises, tels que la fermeture des écoles primaires, secondaires, supérieurs et professionnelles pour contrer la pandémie. Une année blanche est-elle probable vu le contexte sanitaire et d’insécurité actuel ?

 

Dans un communiqué publié le 14 Mars 2020, le gouvernement annonçait la fermeture des écoles scolaires et universitaires du 16 au 30 avril 2020 à cause de la maladie du coronavirus. Dans ce même communiqué le gouvernement mentionnait le fait que l’évolution de la situation sanitaire pourrait après évaluation, commander de nouvelles décisions. Cependant le nombre de personnes infectés par le virus n’a fait qu’augmenter ce qui à amener le gouvernement à revoir la date des reprises des cours.

Le ministre Stanislas lors d’une conférence de presse a affirmé vouloir sauver l’année scolaire. Ainsi, prévu pour le 28 avril, c’est finalement en Mai à partir du 11 précisément qu’est fixée la reprise des cours selon un communiqué du gouvernement en date du 27 Avril. Cette décision concerne-t-elle les zones touchées par le terrorisme ? Quand bien même nous savons qu’en Février 2020, on annonçait la fermeture de 2369 établissements affectant 325.245 élèves et 10.048 enseignants avec 623 écoles endommagées dus au terrorisme.

 

Le 27 avril 2020 le ministre en charge de l’éducation a présenté son plan de riposte pour la continuité de l’éducation au journal télévisé de 20h sur la RTB. Pour le Pr OUARO, le système éducatif aux Burkina, fait face aujourd’hui à deux défis qui sont sécuritaires et sanitaires. Il a donc procédé à la mise en place d’une plateforme web éducative qui est une base de données de contenus pédagogiques destinés aux élèves et aux enseignants et prévoit faire des cours à distance via les télévisions, radios…pour lui ces mesures concernent surtout les zones touchées par le terrorisme.    En analysant les propos du ministre en charge de l’éducation le Burkina Faso se résume aux grandes villes tels que Ouagadougou. Alors que dans certaines villes du Burkina des écoles sont fermées depuis des mois. Pourra-t-on sauver l’année scolaire dans ces zones ? combien d’élèves au Burkina possèdent un smart phone ou une télévision pour pouvoir suivre ces cours à distance ? Comment seront-ils évalués ? Ces enfants n’ont-ils pas droit à l’éducation ? Ces mesures profitent-ils vraiment aux élèves habitants dans les zones touchées par le terrorisme ? trop de question. En tout cas il est du devoir de l’Etat de trouver des solutions idoines pour permettre à ces élèves aussi de retrouver le chemin de l’école.

T. Djamila

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