Après le Traité d’amitié et de coopération (TAC) qui s’est tenue en juillet 2016, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso tente un nouveau rapprochement à travers le pont culturel. La 25e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FRESPACO) 2017 est une parfaite occasion. Trois symboles forts traduisent cela.

1re-imageLe premier symbole de ce réchauffement diplomatique entre ces deux pays voisins d’Afrique subsaharienne est bien le choix de la Côte d’Ivoire comme pays invité d’honneur de cette 25e édition de la biennale du cinéma africain.

En répondant, de plein cœur, à cette invitation, le ministre ivoirien en charge de la culture, Maurice Bandaman, a effectué le déplacement avec une délégation de 300 personnes « pour venir soutenir le Burkina Faso », affirme le cinéaste ivoirien Fadika Lanciné. C’est un sens profond ! Non seulement cette forte mobilisation mais en plus la gratification d’une somme de 50 millions de F cfa au comité d’organisation et surtout cette présence remarquée de son artiste de renom Alpha Blondy à la cérémonie d’ouverture, chantant Norbert Zongo et Thomas Sankara.

Le clou de cette présence sera certainement celle de son président Alassane Dramane Ouattara à la cérémonie de clôture qui se tiendra le 4 mars prochain.

Le village Akwaba

Le village Akwaba, situé au côté Est de la place de la Révolution, est un site exclusivement aménagé pour les exposants ivoiriens. Entièrement financé par l’Etat ivoirien, cet espace a pour but de « retracer le cheminement de l’industrie cinématographique ivoirien en passant de l’écriture jusqu’à la diffusion », soutient le représentant de l’Office national de cinéma de Côte d’Ivoire, Touali Yé. Initiée depuis l’édition de 1989, cet espace a pourtant disparu depuis l’édition de 2009 pour réapparaître à cette 25e édition comme par hasard. Même si le justificatif brandi pour expliquer cette absence est la crise socio-politique qu’a traversé ce pays.

La statue de bronze de Fadika Kramo Lanciné

Cette statue de bronze du premier Étalon d’or ivoirien qui trône depuis ce 26 février dans la colonne des Étalons, aux côtés de celles d’autres grands noms du cinéma africain, représente plus que ce l’on peut imaginer. Il représente tout un pays, trônant au centre de la capitale du Burkina Faso comme pour dire « La Côte d’Ivoire est au centre du Burkina ». Cette statue marque donc cette entente retrouvée après deux années de bisbilles entre pays frères et amis.

Martin KABA

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