Difficile de suivre un film ivoirien sans un zeste d’humour. C’était le cas une nouvelle fois avec le film L’interprète réalisée par Olivier Mehelle. Ce film raconte l’histoire d’une femme mariée, intelligente, modèle de réussite et d’intégrité pour beaucoup de femmes dans son pays qui finit par tombée sous le charme d’un investisseur américain.

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Son époux, bien que maladroit tente tout pour sauver son mariage qui bat de l’aile depuis que sa femme a rencontré cet investisseur. Se croyant surprise par son mari dans les bras de son amant, lui demande de le tuer.

Ce film qui empreint de beaucoup d’humour révèle le côté sombre de la femme. Si le scénario n’avait pas été écrit par Kadhy Touré qui incarne également le rôle de Naturelle, « la femme méchante », ce il aurait pu être traité de misogyne tant il concentre les clichés de la société selon lesquels, la femme est mauvaise de nature, facile et manipulatrice. Ce qui n’est pas forcément le cas selon Kadhy Touré pour qui « on ne naît pas diable mais on le devient ». Pour la scénariste, l’objectif était de montrer comment une femme amoureuse pouvait être si cruelle.

Toutefois, la force du film réside dans l’écriture du scénario, la mise en scène et la distribution des rôles. Kadhy Touré réussit à captiver le public tout au long des 120 minutes sans jamais lâché son côté comique propre aux ivoiriens. Ce qui permet une véritable interaction avec le public tout au long de la projection. Un film qui rappelle le  » Mec idéal » primé en 2013.

Par exemple, le spectateur ne comprendra pas comment l’investisseur américain puisse se tromper et faire passer une vidéo lors d’une émission spéciale à la télévision nationale où on le voit assassiné le mari de son amante. Hormis ce détail, Kadhy Touré a su mettre en exergue le film populaire dont est friand le public africain puisqu’il colle avec leurs réalités. En plus, le réalisateur fait l’effort d’intégrer les TIC dans la réalisation du film à travers l’usage d’image prises à partir de drone.

« L’interprète » a reçu un standing ovation à la fin du film. C’est le genre de film qui peut faire remplir les salles de cinéma d’Afrique.  En tout cas, les acteurs ivoiriens Guy Kalou, Stéphane Zabavi et la scénariste actrice oint été pris d’assaut pour des selfies à la fin de la projection au Ciné Burkina.

Boukari OUEDRAOGO

Le Messager d’Afrique

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