Depuis, le 9 mars 2020, le Burkina Faso jusqu’alors épargné, a intégré le cercle des pays, dans le monde, touchés par la pandémie du COVID-19. La brèche, un couple religieux de retour d’une prière à Mulhouse en France. Officiellement. Depuis cette date, le Burkina Faso, ne cesse de compter des cas, avec malheureusement des décès.

A la date du 19 avril 2020, la situation se présentais comme suit :

581 cas confirmés dont 226 femmes et 355 hommes

– 357 guéris et ;
– 32, le total des décès.

Par deux fois solennellement, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’est adressé à ses concitoyens et les a appelés au respect des mesures d’hygiènes édictées par le ministère de la santé et en prenant un certain nombre de mesures.

Parmi elles, figurent celles liées à la suspension des transports en communs, des vols commerciaux, les impératifs de la quarantaine, la fermeture de certains débits de boisson ou encore la fermeture des lieux de culte, prise en concertation avec les acteurs concernés.

Au regard du nombre de cas et du fort taux de létalité de cette maladie, on espérait que beaucoup prennent conscience et adoptent des attitudes adaptées pour limiter la propagation. Mais que nenni.

Beaucoup de citoyens continuent à fouler au pied, le couvre-feu, contournent les barrières de contrôle aux portes des villes mise en quarantaine. Comme si de rien n’était.

Ces attitudes qui sont le fait de gens assez pourtant informés, compromettent dangereusement par leur indiscipline et leur anticonformisme, la santé d’autrui. Et on tombe presque des nues, quand certains dans ce lot, nient l’existence de cette maladie ou crient à la rigidité de certaines mesures.

A Ouagadougou et dans certains quartiers périphériques surtout, des individus continuent à se rassembler dans les gargotes et ce jusqu’au seuil des horaires du couvre-feu. Il en est de même pour les prières où malgré les communiqués de fermeture des lieux de culte aux fidèles, rien a véritablement changé. On n’imagine pas le bien que l’on ferait à notre communauté, à notre pays si pour une fois, on cachait nos égos et nos égards nocifs, pour l’intérêt sanitaire de tous.

De là où est partie la propagation de la pandémie du COVID-19, pourtant, la discipline y a été pour quelque chose dans la riposte. Wuhan a en effet été confiné pendant 77 jours pour pouvoir contenir la multiplication des cas et cela a payé. Le pire est désormais derrière eux.

Ici quoique certaines mesures prises n’aient pas eu l’accompagnement nécessaire, il est inconcevable que tout soit foulé au pied alors qu’on n’a pas un plateau technique pour gérer des flux importants.

Il est donc encore temps que l’autorité use par tous les moyens pour sensibiliser mais surtout faire appliquer les mesures anti-COVID-19.

La discipline et la pleine responsabilité des citoyens devraient être les meilleurs atouts pour stopper la propagation de la pandémie et chacun est interpellé.

Pour être libre, d’aller et venir, et de faire tout ce qu’il nous plaira de faire, il faut une prise de conscience individuelle et collective aussi bien du citoyen que des autorités.

Sauvons notre pays de cette pandémie pour nous consacrer à ce qui menace notre unité depuis des années, le terrorisme sous toutes ces formes.

 

Sanajali

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