Dans le Programme national de développement économique et social PNDES, le Président du Faso, Roch Kaboré faisait la promesse de construire cinq centres polyvalents au cours de son mandat. Il promettait également de promouvoir l’emploi décent et la protection sociale des jeunes et leur autonomisation à travers l’entrepreneuriat. Nous sommes à moins de trois mois de l’échéance et une chose est sûre : cette promesse ne sera pas tenue.

Dans l’objectif de renforcer l’employabilité des jeunes au Burkina Faso et afin de faciliter leur insertion professionnelle sur le marché de l’emploi et résorber le taux de chômage, il était prévu la construction de 5 centres de formation professionnelle au cours du mandat du Président Roch Kaboré. Le mandat du président tirant à sa fin, et les jeunes étant dans l’attente, il a été l’occasion d’en parler lors de l’émission dialogue citoyen du 17 décembre 2019.

En ce qui concerne la promesse des cinq centres polyvalents, le Ministre de la jeunesse et de la promotion de l’emploi et de l’insertion professionnelle, Salifo Tiemtoré, a indiqué que les plateaux techniques de trois grands centres, à savoir le centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré, le centre de formation industrielle de Bobo, et le CFPE de Ouagadougou seront renforcés pour remplacer les 5 centres polyvalents prévus. Il est également prévu 25 autres centres polyvalents qui seront confiés à une agence nationale de la formation professionnelle qui jouera le rôle de la formation de base.   

284 000 emplois créés

En ce qui concerne l’ambition du président du Faso de créer  50 000 emplois par an, on note que 284 000 emplois ont été créés avant la fin du mandat. Ce qui signifie que l’objectif a été largement atteint. Au niveau du secteur informel, 1 500 000 emplois ont été crées

A travers la compétition des plans d’affaires (COPA), des subventions de 1 450 000 000 FCFA ont été octroyées à 1239 jeunes et femmes et 60 jeunes ont été formés pour suivre ces entrepreneurs.

Malgré tout, le problème d’emplois des jeunes burkinabè va grandissant. Chaque année, 140 000 à 160 000 jeunes arrivent sur le marché de l’emploi pour 10 000 à 20 000 recrutements maximum par an dans la fonction publique.

La jeunesse étant un fer de lance, des efforts doivent être encore faits pour faciliter leur insertion dans la vie économique et sociale du pays.

Rodrigue SEKONE

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here