Le président du Faso, Roch Kaboré, dans son Plan national de développement économique et social (PNDES) promettait d’améliorer l’état nutritionnel et alimentaire en particulier des femmes et des enfants au cours de son mandat. A trois mois de la fin de son quinquennat, le pays vient de franchir la barre d’un million de déplacés internes et plus de 2 millions de Burkinabè sont menacés par une insécurité alimentaire sévère.

L’insécurité alimentaire est l’état dans lequel se trouve une personne qui a un accès limité à des aliments sains et nutritifs en raison de manque de ressources financières ou encore de manque d’éducation lie à la nutrition.

Eliminer la faim, assurer une sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable font partis des efforts à faire pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés par l’ONU en 2015 et auxquels le Burkina Faso a ratifié.

Dans la même logique, le président du Faso, Roch Kaboré, prenait l’engagement dans l’axe 2 du PNDES de développer le capital humain à travers plusieurs points dont celui d’améliorer l’état alimentaire et nutritionnel en particulier des femmes et des enfants au Burkina Faso au cours de son quinquennat. Mais que peut-on retenir à trois mois de l’heure du bilan de son mandat ?

Au cours du Conseil du ministre du 3 juin 2020, le gouvernement annonçait que 2 151 970 personnes seront menacées par une insécurité alimentaire sévère dans toutes les régions du pays. Le Premier ministre burkinabè son nom dans son discours à la nation de mai 2020 annonçait que la proportion de malnutris aigus sévères pris en charge par rapport au nombre de cas attendus en 2019 était de 77,0%. En rappel l’engagement du président du Faso était de prendre en charge la proportion de la malnutrition aigüe sévère par rapport au nombre de cas attendus de 80% en 2015 à 95% en 2020.

Si cette situation peut s’expliquer par un manque de vision et d’anticipation de la part du gouvernement, il y a aussi que le pays fait face à une situation de sécheresse, de pauvreté et d’insécurité. Le pays vient de franchir la barre d’un million de déplacés internes selon le dernier rapport du SP/CONASUR publié le 17 aout 2020.

Rodrigue SEKONE

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