Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 228 millions de cas de paludisme ont été enregistrés en 2018. Cette situation a causé le décès de 405 000 personnes dont 67% étaient des enfants de moins de 5 ans.

Le Président du Faso, Roch Kaboré, dès son accession au pouvoir en 2015 s’est engagé à réduire le taux de létalité du paludisme grave chez les enfants de moins de 5 ans de 1,4% en 2015 à moins de 1% en 2020 au Burkina. Il l’a mentionné dans son Programme nationale de développement économique et social (PNDES). A trois mois de la fin de son mandat que peut-on retenir de cette promesse ?

En 2018, le Burkina Faso prévoyait réduire le taux de létalité du paludisme grave chez les enfants de moins de 5 ans à 1%. Le pays a enregistré un taux de 1,5%. Au cours de la même année le pays a enregistré 11 970 321 cas de paludisme dont 4292 décès.

Après quatre années de mise en œuvre du PNDES, on retient que les objectifs fixés dans la lutte contre le paludisme ne sont pas encore atteints Crédit Photo AFP

La promesse de gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans est une réalité au Burkina Faso. En 2019, ce sont 9 482 819 d’enfants qui ont bénéficié de la gratuité des soins. Ce qui a permis de réduire la mortalité liée au paludisme au Burkina. Malgré tout, les enfants de moins de 5 ans restent les plus vulnérables au paludisme. Entre janvier et mai 2020, le Burkina Faso a enregistré 2 042 160 cas de paludisme dont 1 005 803 sont des enfants de moins de cinq ans.

Objectifs pas atteints

Après quatre années de mise en œuvre du PNDES, on retient que les objectifs fixés dans la lutte contre le paludisme ne sont pas encore atteints. Le Premier ministre burkinabè dans son dernier discours sur l’Etat de la nation, en mai 2020, a annoncé que le taux de létalité du paludisme grave chez les enfants de moins de 5 ans était 1,1 en 2019.

Afin d’apporter des solutions à ce grand problème de santé, le président du Faso a appelé les scientifiques africains à l’union et à l’innovation pour épargner le continent du paludisme.

Rodrigue SEKONE

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