Le samedi 04 septembre 2021, l’Association des blogueurs du Burkina en collaboration avec l’Institut Néerlandais pour la Démocratie Multipartite (NIMD) a procédé au lancement officiel du projet de promotion de l’engagement politique des jeunes filles par les tics.

Ce projet pilote qui vise la formation des bloggeuses et jeunes filles leaders politiques sur le cadre législatif de la participation citoyenne à la gouvernance, sera ponctué de plusieurs activités notamment la formation de ce samedi prévu sous le thème « Les systèmes politiques et l’engagement des jeunes ».

Simon Pierre DOUAMBA, Gabriel KAMBOU, Cheickna Yaranangore (De la gauche vers la droite)

En 2009, le Burkina Faso a adopté une politique nationale genre avec l’objectif de promouvoir l’égalité et l’équité entre les hommes et les femmes dans toutes les sphères de la vie nationale. Cette politique a internalisé les conventions internationales ratifiées par le pays.

Malgré les améliorations que l’évaluation démontre, des défis demeurent pour une justice de genre. Les inégalités sont marquantes en ce qui concerne l’accès et le positionnement des femmes notamment des jeunes filles dans le processus décisionnel.

Selon le Recensement General de la Population et de l’Habitation de 2020, plus de 77,9% de la population burkinabè à moins de 35 ans.       

En dépit de cette forte proportion de la jeunesse, force est de constater que la plupart de ces jeunes sont en marge des sphères décisionnelles. Un faible nombre arrive à franchir le Rubicon de l’engagement politique. Mais ils sont peu connus du grand public.

Pourtant l’amélioration de l’engagement politique et citoyen des jeunes notamment des filles participe à l’ancrage démocratique et au renforcement de la bonne gouvernance

C’est dans ce cadre que l’Association des Blogueurs du Burkina en collaboration avec l’Institut Néerlandais pour la Démocratie Multipartite ambitionne de promouvoir par ce projet l’engagement politique des jeunes filles par les TICs. 

 En effet, en janvier 2021, Hootsuite estimait le nombre d’internautes burkinabè à   plus 5,46 millions.

Les médias sociaux sont devenus le moyen de communication privilégié au Burkina Faso. Avec leur facilité d’accès et d’usage, ces outils sont devenus la plate-forme d’échange favori de nombreux citoyens burkinabè, notamment la frange. jeune qui représente 77,9% de la population.

Ils informent et s’informent, donnent leur opinion sur la vie de la nation à travers ce canal. L’espace web est devenu un lieu d’insémination et de dissémination de changements sociaux. Ainsi, ils constituent un moyen d’expression par excellence pour informer et engager les citoyens. Dès lors, par leur usage adapté, ils constituent un canal privilégié pour apporter des correctifs à la faible représentativité des jeunes filles dans les sphères décisionnelles. 

Quoi de plus logique que de former, outiller et appuyer des jeunes filles leaders politiques au blogging et à l’usage des réseaux sociaux.

Pour les jeunes filles leaders, l’utilisation de ces outils numériques présente des avantages que les médias classiques n’offrent pas en matière de visibilité, de coût et de proximité avec la cible. C’est ainsi l’opportunité pour elles de se faire connaitre de sortir de l’anonymat, de promouvoir leurs activités et bien sûr de mobiliser leurs bases électorales.

Ce projet pilote qui a une durée de cinq (05) mois prévoit une série de formations dont la première portait sur Les systèmes politiques et l’engagement des jeunes ». Une formation qui a été dispensé par Simon Pierre DOUAMBA du Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD). Une formation qui a permis aux participantes de comprendre les systèmes politiques et les fondements de la participation citoyenne l’état des lieux et perspectives de la participation politique des femmes au Burkina Faso.

Pour Ange Gabriel Koundjoro KAMBOU, président de l’ABB, « Il faut que les jeunes filles s’engagent. Ce n’est pas uniquement entant que militante d’un parti politique, mais s’engager aussi dans l’analyse des politiques publiques. Il estime que la jeunesse, en particulier la frange féminine, doit être bien outillée et préparée pour assurer la relève politique et l’avenir du Burkina. « Nous ne devons pas nous désintéresser de la politique, nous devons être politique, car la politique c’est la gestion de la cité », a-t-il insisté.

Pour le directeur pays du NIMD, Cheickna Yaranangore, il était important de préciser que l’institut est apolitique mais souhaite travailler avec les jeunes filles des différentes formations en vue de favoriser à la fois l’égalité dans le genre et la représentativité des différentes formations nationale.

En clair, toutes les voies s’accordent sur le fait que seule la pleine participation de la gent féminine en politique permettra au monde de courir sur ses deux pieds le marathon du développement et de l’histoire.

Neimatou SAKANDE

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